Pourquoi craque-t-on ?

1.       Pourquoi craque-t-on ?

Maintenant que je suis une vieille habituée des problèmes liés à mon obésité. La plupart du temps, je sens arriver la crise d’hyperphagie. Mais ça n’a pas été le cas, et ce n’est vraiment pas simple de repérer les moments où je vais commencer à manger de manière illogique.

Un craquage, celui où le dérapage en quantité de nourriture est vraiment important, chez moi c’est rarement quand j’ai faim.

Le plus souvent, j’ai déjà mangé, je m’ennuie, je suis triste, je suis très gaie, je suis en colère, soit, une humeur ou un sentiment très fort qu’il soit positif ou négatif m’amène vers mes armoires ou mon frigo. Pour y manger la plupart du temps des mets que je ne mangerais pas habituellement, pour lesquels j’ai peu ou pas de goût.

Je ne suis pas psychologue, mais en m’étudiant moi-même tout au long de ces années. Je me suis rendue compte que quels que soient les sentiments que je ressens. J’ai envie de manger, mais je ne veux pas manger.

Aberrant, irrationnel, illogique, insensé, on peut donner le qualificatif qu’on veut à ce comportement. Je suis la première à le constater et à le dire. J’en parlais en début d’après-midi avec un ami, qui lui a des problèmes de poids inverses et qui malgré qu’il possède une logique assez étonnante et un patience pour écouter et analyser les problèmes des autres dans le but de les aider ; n’arrive pas à décortiquer avec moi ce phénomène dans le but de m’éclairer.

Quand je parlais avec lui tout à l’heure, j’étais capable de lui décrire mon état d’esprit, je fais une analyse logique de mon comportement et je peux même me rappeler précisément de ce que je ressens dans ces moments-là.

Depuis peu, j’ai même parfois conscience de ce que je suis en train de faire, au moment où ça m’arrive. Mais je suis incapable de m’arrêter au point de pleurer en mangeant, mais de ne pas stopper mes gestes pour cela.

Suis-je folle ? Je me suis souvent posée la question et je n’y ai jamais trouver de réponse. En fait, je crois que ça m’arrangerait bien de pouvoir simplifier les choses en disant que je perds la raison et qu’un psychiatre va pouvoir me soigner. Mais je n’en suis pas persuadée. Je crains bien que le problème ne soit bien plus complexe que cela encore.

 

Voici ce que dit Wikipédia au sujet des crises d’hyperphagie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperphagie

L'hyperphagie est un des Troubles des conduites alimentaires récent ("Binge Eating Disorder" ou Syndrome d'hyperphagie incontrôlée (Spitzer et al., 1993)).

Il se distingue de la boulimie par l'absence de contrôle du poids et donc l'absence de vomissements. L'évolution de cette variété est plus favorable en comparaison avec le trouble boulimique.

Les "crises" d'hyperphagie (hyperalimentation) sont caractérisées par la prise, en une courte période de temps (moins de deux heures), d'une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et les mêmes circonstances. La personne n'a pas l'impression d'avoir le contrôle de sa prise alimentaire ni la possibilité de s'arrêter.

Contrairement à la boulimie, l'hyperphagie est une prise d'aliments précis et choisis. S'en suit un sentiment de dégoût, de honte, mais ces compulsions sont incontrôlables.

Les crises d'hyperphagie sont souvent liées à un état dépressif.

 

Psycho Doc a fait tout un article sur le sujet dont je ne sais que penser :

http://psychodoc.free.fr/hyperphagie.htm#trauma

 

Un site que je découvre à peine mais qui semble contenir pas mal de choses intéressantes :

http://www.enfaim.be/

J’en retire plus précisément une phrase de leur présentation qui m’interpelle.

Que la difficulté de l’alimentation soit d’origine organique ou psychologique, ou un mélange des deux, elle place l’individu qui en souffre dans un cercle sans fin dans lequel il est difficile d’ouvrir une brèche.

Un autre site nous en parle :

http://www.troublesalimentaires.org/

Le blog doctissimo :

http://blog.doctissimo.fr/hyperphagie_quand_tu_nous_tiens/

Et il y en a beaucoup d’autres que je ne vais pas vous citer.

 

Je ne vais pas vous dire qu’en fait personne n’y comprend rien, ce serait trop désespérant, je vois et je sais qu’il y a eu pas mal de personnes qui ont étudié ce problème et tous ceux liés aux comportements alimentaires. Mais par contre, je crois qu’ils ont besoin de renfort et que la solution ne sera pas simple à trouver. Car il n’est pas logique d’avoir un tel comportement, surtout que ça touche toute les catégories de la population ; sans distinction de race, de place sociale, des coutumes, des religions, …

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