dilemme : en fin de repas

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Midi,

 

j’ai préparé pour mon fils et pour moi. A moitié sain, à moitié pour lui apporter sa petite joie quotidienne en matière d’alimentation.

 

Saucisses de poulets cuites dans une poêle sans graisse (une saucisse pour chaque) avec des raviolis en boîte (une boîte de 300gr environ).

 

Je mets la table, je sers. Je prends pour moi une dizaine de « petits coussins » et je pose le reste dans l’assiette de Samuel.

 

Aucun problème, nous mangeons en bavardant comme d’habitude. Nous buvons chacun deux grands verres d’eau et le repas arrive à sa fin quand mon petit amour me dit « je n’ai plus faim maman ».

 

Il reste dans son assiette tout ce que moi je préfère : une demi saucisse et de la sauce tomates.

 

DILEMME pour moi !

 

Il ne faut surtout pas que je termine son assiette. Je reste un peu prostrée, juste quelques secondes, mais pour moi, elles sont décisives.

 

Ce midi, je peux être fière de moi, je n’ai pas craqué. Ça fait longtemps que je travaille sur le contrôle de mes pulsions alimentaires. Il n’y a pas longtemps que je peux retenir mes envies et mettre au frigo l’assiette encore en partie remplie de cette nourriture qui sait si bien me tenter.

 

J’ouvre le frigo, deux autres assiettes s’y trouve. Cela fait donc trois repas que j’agis pour ma santé et non en laissant mes instincts de gourmandes régenter mon esprit. Je trouve encore là une autre raison de me sentir bien.

 

C’est quelque chose que j’ai appris avec le temps, mon besoin d’avoir des preuves visuelles régulières de mes efforts.

 

Si on comparait mes recherches, décisions, efforts … à quelque chose, j’opterais pour une guerre composée d’éternelles batailles, une pour chaque repas, non pas seulement ! une pour chaque envie qui va me venir et que je vais devoir dominer.

 

La guerre pour une santé saine. Et le soldat principal, voir même le général de ce conflit, c’est moi et ma bête tête qui me pousse à chaque instant vers la nourriture sans que je ne sois encore capable de comprendre pourquoi.

 

Je les gagne souvent maintenant ces batailles-là, pas encore à chaque envie, pas encore parfaitement. Mais la perfection n’existant pas et mon passé étant déjà jalonné de tant d’efforts me menant à tant de victoires sur moi-même. Je me refuse maintenant à me sentir coupable quand je cède à mes pulsions alimentaires.

 

Qui suis-je tout compte fait pour me croire parfaite et toujours à même de remporter mes combats personnels ? Serais-je si imbue de moi que pour croire que j’ai la science infuse en matière de nourriture.

 

Quelle prétention serait la mienne, si j’osais penser ainsi. Alors pourquoi me miner le moral les jours où je n’y arrive pas. Il faut peser le pour et le contre. Voir sur un temps plus long qu’une seule journée les efforts qui ont été fais, les difficultés de la vie de tous les jours. Les obstacles qui ont été mis sur ma route.

 

Le chemin vers une bonne santé est parsemé d’embuches. Non, s’alimenter sainement n’est pas chose facile, pas du tout. Alors profitez bien de chaque petite victoire. Car à mon sens, se féliciter soi-même à chacune d’entre elles, donne plus de force pour être vainqueur à la prochaine attaque de mes instincts gourmands.

 

Quelle est la morale de cette histoire ?

 

·       Accepter de ne pas être parfait.

·       Savoir se féliciter de chaque victoire.

·       Profiter du bien être qu’elle nous apporte.

 

Surtout ne pas se culpabiliser, car la culpabilité nous amène vers le mal être et le mal être lui nous mettra encore plus d’obstacle sur le chemin si long à parcourir vers une meilleure santé.

 

A vos assiettes sans casse-tête, bon appétit, et beaucoup de plaisir à vous.

 

Marinette

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