Obésité abdominale : santea.com

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L'obésité abdominale 

Thématique : obesité

Plus que la surcharge pondérale, la présence d'une obésité abdominale représente un excellent révélateur des risques cardiovasculaires.


La dépense énergétique individuelle correspond aujourd'hui à 130 Kj/Kg/jour en moyenne. Loin des 200 Kj/Kg indispensables pour éliminer les calories ingérées au quotidien. Résultat, la population prend du poids, au point que 9% des français et 14 % des françaises entre 30 et 64 ans présentent une obésité abdominale, forme d'obésité particulièrement néfaste pour la santé. La prévention de l'obésité est aujourd'hui un souci majeur de santé public. Le traitement de l'obésité passe par une prise en charge médicale individuelle basée sur une activité physique adaptée, l'adoption d'un régime alimentaire équilibré et, selon le contexte, un traitement médicamenteux.
L'obésité abdominale correspond à une accumulation de graisse au niveau du tissu adipeux abdominal et des organes viscéraux (foie, intestins, pancréas). Une répartition qui expose à un risque accru d'apparition de troubles physiologiques, le tissu adipeux abdominal altérant le métabolisme glucidique et modifiant les concentrations en cholestérol et en triglycérides.

Deux profils d'obésité :
Contrairement à l'obésité abdominale dite "androïde", l'obésité "gynoïde" correspond à une concentration de graisses dans les parties inférieures du corps (hanches, fesses et cuisses). Cet excès de graisses a moins de conséquences sur le métabolisme que dans le cas d'une obésité abdominale, le risque cardiovasculaire restant inchangé.

Evaluation de l'obésité.
Pour estimer rapidement la masse grasse d'un individu à partir de son poids et de sa taille on calcul son Indice de Masse Corporelle (IMC) : rapport du poids (exprimé en kg) sur le carré de la taille (exprimé en m) : poids (kg)/taille² (m²).
Selon la classification en vigueur, on parle d'obésité lorsque l'IMC est supérieur à 30, on parle de surpoids lorsque l'IMC est compris entre 25 et 30. Mais l'IMC ne prends pas en compte la répartition du tissu adipeux dans le corps.
Il est donc courant de compléter ce calcul par la mesure du tour de taille.
En effet, l'accumulation de graisse au niveau de l'abdomen perturbe le métabolisme des graisses et du sucre, pouvant être à l'origine d'une augmentation du risque cardiovasculaire :

  • élévation de graisses dans le sang comme les triglycérides,
  • diminution du « bon » cholestérol,
  • augmentation du taux de sucre dans le sang (glycémie) ou diabète,
  • hypertension artérielle.

On parle alors d'obésité abdominale.

Pour mesurer le tour de taille, première étape pour l'évaluation du risque cardiovasculaire, il faut utiliser un mètre ruban.
On parle d'obésité abdominale dès lors que le tour de taille est supérieur à 94 cm chez l'homme et 80 cm chez la femme.

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