Piscine à nouveau et en famille

Piscine en famille :

 

 

Mercredi après-midi, piscine avec les enfants, tous, les petits comme les grands. Ma fille aînée Fernande avec la plus grande de ses filles, Marisa. Et mon petit Samuel, ravi de retrouver l’eau qui semble être un élément naturel pour lui (pas comme pour moi) et encore plus heureux parce que maman se décide à nouveau à l’accompagner, car ça faisait longtemps que je ne m’étais pas octroyée ce petit plaisir tout naturel.

 

Pour ma part je ne sais toujours pas nager, et je me vois mal apprendre à mon âge et vu ma surcharge pondérale qui aurait plutôt tendance à me donner une ressemblance avec un fer à repasser et me voir couler. Mais quelle importance, dans l’eau on peut s’amuser à tant d’autres choses.

 

Un grand plaisir pour Sam de m’éclabousser, de s’accrocher à moi pour sauter, danser, faire les fous. Un vrai régal pour moi et ma fierté de maman de voir ses progrès dans l’eau. Il nagera bientôt aussi bien que sa sœur aînée que j’aime comparer à un dauphin vu sa grâce dans l’eau et sa capacité à nager en-dessous.

 

Marisa, du haut de ses quatre ans a peu eu l’occasion d’aller dans l’eau. Mais la joie sur son petit visage quand on la laisse tranquille pour s’ébattre dans la piscine réservée pour ceux de son âge ; m’apporte aussi un grand bonheur.

 

Que de joies simples !

 

Cette joie pourtant toute simple, je me la suis refusée pendant tant d’années. Avec ma fille (22 ans), je ne me rendais à la piscine que très rarement. Le malaise que je ressentais quand je devais m’exhiber en maillot de bain me tenait éloignée du plaisir de voir ma fille évoluer dans l’eau.

 

Parfois, je me permettais d’aller la regarder depuis la cafétéria de la piscine, souvent, je n’osais même pas cela de peur que ses camarades ne se moquent de sa maman, qu’elle n’en souffre.

 

Depuis la naissance de mon fils, ma manière de voir a évolué. Je pense à mes petits amours, maintenant ma fille est grande ; mais elle m’a offert la grande joie de me donner trois petits enfants plus merveilleux les uns que les autres.

 

Il me reste quelques instants d’hésitation, une certaine difficulté juste au moment de quitter la cabine pour aller prendre la douche nécessaire avant d’entrer dans l’eau. Mais je regarde le sourire de tous mes petits bouts de choux et le courage me revient. J’oublie les yeux qui souvent sont braqués sur moi, je me force à ne pas entendre les chuchotements pour ne plus écouter que les rires de mes petits.

 

Obèse, gros, en surpoids, en surcharge pondérale, on peut donner beaucoup de qualificatifs à cette maladie chronique. Mais ne faudrait-il pas oublier d’ajouter homme, femme ou enfant devant ceux-ci ?

 

Parce que finalement, nous sommes tous des êtres humains avant d’être des patients obèses. Nous sommes tous des êtres humains avant d’être des patients pour n’importe quelle autre maladie d’ailleurs.

 

Protégez-vous du sacro saint regard des autres, ne le laissez pas vous empêcher de vivre. Je l’ai fait pendant si longtemps et maintenant, j’ai du temps à rattraper et je ne m’en prive pas !

 

Courage à tous et,

J’espère que dans peu de temps, vous viendrez me raconter vos superbes moments de détente vous aussi.

 

Marinette

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